Les éléments constitutifs d’un chariot élévateur

Les éléments constitutifs d'un chariot élévateur

Définition

Chariot élévateur:

Un chariot élévateur est un appareil de levage et de manutention destiné au transfert de charges dans les usines ou les entrepôts de stockage. Il sert principalement au transport de produits finis depuis les chaînes de fabrications vers les lieux de stockage, au chargement et au déchargement de camions, wagons, navires et autres moyens de transport, bien que sa souplesse d’utilisation rende d’autres usages possibles.

 

Connaître les composants d‘un chariot élévateur

1. Le mât

Le mât d’un chariot élévateur est l’élément vertical qui permet de soulever et d’abaisser les charges. Pour la plupart des chariots élévateurs, le mât est situé à l’avant du chariot élévateur, directement dans le champ de vision de l’opérateur.

Les mâts sont constitués d’une ou plusieurs profilés qui permettent de lever ou abaisser le tablier porte- équipement avec les fourches ou l’accessoire qui y est attaché. Il existe quatre types de mât que l’on peut aisément identifier :

      • Simplex : un profilé de mât
      • Duplex : deux profilés de mât
      • Triplex : Trois profilés de mât
      • Quadruplex : Quatre profilés de mât

 

2. Le tablier porte charge

Le tablier porte-charge, sur lequel sont fixées la ou les fourche en métal ou les équipements optionnels, se déplace le long du mât au moyen de chaînes, ou en étant fixé directement au vérin hydraulique. Généralement, le porte-charge qui est monté sur roulement, est guidé et se déplace entre les deux rails du mât.

Il permet de faire les manœuvres de gerbage plus rapidement et améliore la sécurité grâce à la possibilité de placer correctement les charges.

 

3. Vérins d’élévation

Les vérins d’élévation Transforment l’énergie hydraulique en énergie mécanique nécessaire au mouvement d’élévation des fourches et permettent de soulever ou d’abaisser des charges. Il existe des vérins à simple effet (ils ne travaillent que dans un sens) et à double effet (ils ont deux directions de travail, la pression est appliquée de chaque côté du piston).

 

4. Fourches

Les fourches constituent l’équipement de base le plus courant et elles sont utilisées pour réaliser la préhension des charges. Elles sont en contact direct avec une charge pour les manutentionner. Elles sont fixées sur le tablier porte équipement du chariot ou sur tout autre accessoires nécessitant des fourches, elles sont conçues pour manutentionner une charge par le bas. Les fourches de chariot élévateur existent dans nombreuses formes et tailles. Il existe une grande variété de fourches pour diverses applications.

 

5. Vérins d’inclinaison

Les Vérins d’inclinaison servent à incliner les fourches du chariot élévateur de façon à sécuriser le maintien de la charge contre le tablier lorsque le chariot est en état de fonctionnement.

 

6. Source d’Énergie

Les chariots peuvent être classés suivant leur énergie motrice :

    • chariots à moteur électrique : Ces chariots correspondent idéalement à une utilisation en intérieur, du fait certains de l’absence d’émission polluante
    • chariots à moteurs thermiques : Les chariots à moteurs thermiques fonctionnent au gaz (GPL, propane…), au gasoil. Ces chariots sont essentiellement utilisés en extérieur ou dans des lieux suffisamment ventilés.
    • chariots hybrides Thermique / Électrique : chariot élévateur diesel équipé d’une récupération d’énergie et d’une transmission électrique. Et répond à une préoccupation actuelle : consommer moins de carburant et générer moins de pollution.

 

7. Contrepoids

Le contrepoids est la masse installée sur le chariot élévateur pour lui permettre de compenser le poids soulevé par ce dernier. Il permet de garantir sa stabilité pendant les opérations de levage et de déplacement. Chaque engin de manutention a des capacités de charge maximales en lien avec le contrepoids dont il est équipé. Il est donc important de connaître la capacité de charge de son chariot élévateur pour pouvoir soulever des charges sans risque de basculement. Les opérateurs doivent vérifier les capacités de levage inscrites sur les plaques de charges installées sur chaque chariot élévateur. Les contrepoids des matériels à combustion interne (gaz et diesel) sont situés à l’arrière du chariot élévateur ou sur le côté opposé des fourches. Pour les matériels électriques c’est le même principe, toutefois la batterie agit également comme un contrepoids et concourt donc à sa stabilité et à sa capacité de levage.

 

8. Toit de protection

il assure la sécurité du cariste en le protégeant en cas de chute d’objets ou de charges sur la cabine.

 

Les dispositifs de sécurité sur les chariots

 

1. Dispositif d’arrêt d’urgence 

Bouton rouge, genre « coup de poing »qui neutralise toutes les fonctions du chariot lorsqu’il est enfoncé, le réarmement s’effectue par une rotation et en tournant vers le haut.

 

2. Circuit de freinage

permettant d’arrêter et de maintenir à l’arrêt le chariot avec sa charge maximale autorisée.

Le système de freinage du chariot  électrique comprend trois freins différents :

        • Frein de service
        • Frein à récupération
        • Frein de stationnement

Le frein de service fonctionne au moyen d’un frein à tambour sur l’essieu avant. Ce frein à tambour est utilisé comme frein de service pour freinage intensif ou freinage d’urgence à l’aide de la pédale de frein. Lorsque la pédale de frein est actionnée, le moteur de traction électrique est automatiquement actionné comme frein à récupération. Le frein à récupération transforme l’énergie d’accélération du chariot en énergie électrique. Ceci entraîne le ralentissement du chariot dès que la pédale d’accélérateur est relâchée. En retirant complètement le pied de la pédale d’accélérateur, le chariot freine jusqu’à l’arrêt. Un frein de stationnement mécanique garantit l’immobilisation du chariot lors du stationnement.

 

3. Contact homme-mort

Ces contacts se retrouvent sur de nombreux chariots et matériels, ils sont conçus pour empêcher la machine de fonctionner sans le contrôle total de l’opérateur. Dans le cas d’un chariot élévateur, il faut maintenir le contact homme-mort appuyé (habituellement avec le pied) pour que le chariot puisse avancer. Cela permet de s’assurer que le cariste est bien à son poste de conduite et en pleine possession de ses moyens.

C’est une solution ingénieuse et simple qui a permis d’éviter d’innombrables accidents.

 

Système de levage

Commande du système de levage à l’aide d’un mini levier dupliqué

Levée/descente du tablier élévateur:

    • Pour lever le tablier élévateur : Déplacer le levier à 360° du « mât élévateur » (1) dans la direction de la flèche (B).
    • Pour descendre le tablier élévateur : Déplacer le levier à 360° du « mât élévateur » (1) dans la direction de la flèche (A).

Inclinaison du mât élévateur:

    • Pour incliner le mât élévateur vers l’avant : Déplacer le levier à 360° du « mât élévateur» (1) dans la direction de la flèche (C).
    • Pour incliner le mât élévateur vers l’arrière : Déplacer le levier à 360° du « mât élévateur » (1) dans la direction de la flèche (D).

Système de levage

Montages auxiliaires

 

Commande des montages auxiliaires

Commande des montages auxiliaires à l’aide d’un mini levier dupliqué

les montages auxiliaires (variantes) sont actionnés par le levier transversal des « montages auxiliaires »(1).

Les pictogrammes sur le levier transversal de « montages auxiliaires » présentent  la fonction respective activée par ce levier.

Les différentes actions sont résumées ci-dessous :

    • Déplacer le levier transversal de « montages auxiliaires »(1) dans le sens de la flèche (A). Le montage auxiliaire se déplace conformément au pictogramme en position (A).
    • Déplacer le levier transversal de « montages auxiliaires »(1) dans le sens de la flèche (B). Le montage auxiliaire se déplace conformément au pictogramme en position (B) .
    • Déplacer le levier transversal de « montages auxiliaires »(1) dans le sens de la flèche (C). Le montage auxiliaire se déplace conformément au pictogramme en position (C) .
    • Déplacer le levier transversal de « montages auxiliaires »(1) dans le sens de la flèche (D). Le montage auxiliaire se déplace conformément au pictogramme en position (D).

Commande des montages

les fonctions et les pictogrammes

Les fonctions et les pictogrammes de montage auxiliaire suivants:

Textes de références :



Share

Add Your Comments

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Read More Post
error: Content is protected !!