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La 9ème édition du LOGISMED du 14 au 16 juin à Casablanca

by Redaction MarocTL

30 mai 2022

La 9ème édition du Salon international du transport et de la logistique pour l’Afrique et la Méditerranée (Logismed) se tiendra, du 14 au 16 juin prochain, à Casablanca, sous le thème « Digitalisation, une simple évolution ou une nécessaire révolution dans un monde VUCA »

le salon a pour vocation de mettre en valeur la logistique, ses métiers et ses savoir-faire, et de mettre à la disposition des entreprises de toutes tailles et de tous secteurs d’activité les solutions adéquates et les outils nécessaires pour renforcer leur potentiel compétitif, développer leurs affaires et améliorer ainsi leur propre rentabilité. Il donne , également, aux visiteurs l’occasion de trouver les réponses à leurs besoins et de découvrir les innovations, et en même temps de participer aux débats et échanges autour des idées et des initiatives qui font progresser la logistique marocaine.

Cet événement logistique rassemblera près d’une centaine d’exposants et plus de 5.000 visiteurs professionnels issus de tous les secteurs d’activités, de toutes les tailles d’entreprise et régions du Royaume. Logismed 2022 proposera l’offre et le savoir-faire des principaux acteurs du secteur, ainsi qu’un programme de conférences de qualité, plusieurs nouveautés et de multiples animations.

A l’ère du tout numérique, le secteur de la logistique doit lui aussi faire face aux enjeux de la transformation digitale. Reflet des attentes et des enjeux de la filière, Logismed 2022 est placée sous le thème central « Digitalisation, une simple évolution ou une nécessaire révolution ! « , un sujet d’actualité qui induit la disparition de certains métiers, la transformation d’autres et l’émergence de nouveaux besoins.

C’est un profond changement de paradigme dont il s’agit, qui touche la chaine logistique dans son ensemble et à tous les niveaux. En effet, toutes les entreprises sont concernées par le phénomène Digital, pour mettre en œuvre les leviers compétitifs qu’offrent les technologies de l’information.

L’orientation digitale sera donc au cœur de Logismed 2022. Le point sera fait sur les enjeux, tendances et perspectives de la digitalisation dans la Supply Chain.

Les Rencontres du Digital réunissent les acteurs et décideurs des écosystèmes digital, logistique et du commerce extérieur pour débattre, échanger et formuler des propositions. Cet événement s’articulera autour du thème : « Le rôle des Guichets Uniques et la Transformation Digitale dans l’efficience et l’efficacité de la chaîne logistique ».

LOGISMED et l’écosystème logistique au Maroc : acteurs, enjeux et perspectives africaines

Le LOGISMED — Salon International du Transport et de la Logistique pour l’Afrique et la Méditerranée — est l’événement de référence du secteur logistique dans la région MENA-Afrique, et un baromètre des évolutions et innovations qui transforment les chaînes d’approvisionnement marocaines et africaines. Sa tenue à Casablanca, hub logistique naturel du Maroc et principal carrefour économique du Royaume, reflète l’ambition du Maroc de devenir la plateforme logistique incontournable entre l’Europe et l’Afrique. Selon la FIATA (Fédération Internationale des Associations de Transitaires et Assimilés), l’organisation mondiale qui représente les transitaires et logisticiens dans plus de 150 pays, l’Afrique représente un marché logistique en pleine croissance — les investissements en infrastructure, la montée en puissance du commerce intra-africain (portée par la ZLECAf) et la digitalisation des chaînes d’approvisionnement créent des opportunités considérables pour les opérateurs logistiques qui savent s’y positionner. Le LOGISMED constitue le forum idéal pour que les acteurs marocains de la logistique développent leurs partenariats africains et se positionnent comme intégrateurs des supply chains continentales.

LOGISMED et logistique dans le contexte marocain :

  • Historique et positionnement du LOGISMED : créé il y a plus d’une décennie, le LOGISMED s’est progressivement imposé comme la principale vitrine du secteur logistique dans la région Afrique-Méditerranée. Chaque édition rassemble des centaines d’exposants (opérateurs logistiques, transporteurs, éditeurs de WMS/TMS, constructeurs d’engins de manutention, gestionnaires de zones logistiques) et des milliers de visiteurs professionnels venus de l’ensemble de la région. La qualité des conférences thématiques, des ateliers techniques et des rencontres B2B organisés en marge du salon en fait un événement de networking incontournable pour les professionnels du secteur.
  • Thèmes structurants du LOGISMED : chaque édition du LOGISMED se structure autour de thèmes reflétant les grandes tendances du secteur : logistique durable et décarbonation des supply chains, digitalisation et automatisation des entrepôts, logistique du dernier kilomètre, développement des zones logistiques intégrées (ZLI) au Maroc, transport multimodal (ferroviaire, maritime, aérien), transport de produits froids et agroalimentaire. Ces thèmes répondent aux préoccupations concrètes des professionnels marocains et africains confrontés à des enjeux de compétitivité croissants.
  • Le Maroc comme hub logistique régional : le LOGISMED s’inscrit dans la vision du Maroc comme hub logistique entre l’Europe et l’Afrique subsaharienne. Cette vision repose sur des atouts structurels — position géographique, ports de classe mondiale (Tanger Med), réseau autoroutier dense, zones logistiques intégrées (Zenata, Tanger Logistics, Berrechid) — et sur une politique publique volontariste (Stratégie Logistique Nationale 2030, AMDL). Le LOGISMED est l’expression concrète de cette ambition, réunissant chaque année les acteurs qui construisent cet écosystème logistique régional.
  • Opportunités de la ZLECAf pour la logistique marocaine : la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf), entrée en vigueur en 2021, crée un marché de 1,3 milliard de consommateurs et un potentiel de commerce intra-africain considérable. Les opérateurs logistiques marocains, bien positionnés géographiquement et dotés d’infrastructures de classe mondiale, ont l’opportunité de devenir les intégrateurs logistiques des supply chains africaines — en gérant les flux d’importation-distribution depuis les ports marocains vers les marchés africains enclavés.

FAQ : Logistique en Afrique et développement du secteur au Maroc

Quels sont les principaux défis logistiques en Afrique que les opérateurs marocains peuvent adresser ?

Les défis logistiques africains que les opérateurs marocains peuvent contribuer à résoudre : (1) Insuffisance des infrastructures de transport — l’Afrique souffre d’un déficit considérable d’infrastructures de transport — routes non goudronnées, ports peu équipés, lignes ferroviaires vétustes ou inexistantes, aéroports de fret sous-dimensionnés. Ce déficit augmente les coûts logistiques (estimés à 50-75 % plus élevés qu’en Europe pour les mêmes distances) et pénalise la compétitivité des entreprises africaines. Les opérateurs logistiques marocains qui développent des corridors vers l’Afrique subsaharienne (Maroc-Mauritanie-Sénégal-Mali) doivent anticiper ces contraintes dans leur planification et leurs prix ; (2) Fragmentation douanière et procédures complexes — malgré la ZLECAf, les procédures douanières en Afrique restent complexes, avec des documents nombreux, des délais imprévisibles et des coûts informels significatifs dans certains pays. Les opérateurs expérimentés (transitaires FIATA, freight forwarders) qui maîtrisent les procédures douanières des pays africains constituents sont des intermédiaires indispensables. La dématérialisation des procédures douanières (systèmes informatiques de dédouanement comme SYDONIA utilisé dans de nombreux pays africains) améliore progressivement la situation ; (3) Manque de solutions de stockage et d’entreposage de qualité — les entrepôts modernes (température contrôlée, hauteur sous plafond adaptée aux chariots élévateurs, systèmes de gestion informatisés) sont rares dans la plupart des pays africains hors Maroc, Afrique du Sud et quelques hubs régionaux. Ce manque pénalise particulièrement la logistique alimentaire (produits frais, surgelés) et pharmaceutique. Des opérateurs marocains (FM Logistic Maroc, Bolloré Logistics Maroc) développent des solutions d’entreposage clé-en-main pour les marchés africains voisins ; (4) Fiabilité et traçabilité des flux — le suivi en temps réel des expéditions (track & trace) est peu développé en Afrique subsaharienne — les expéditeurs ont souvent une visibilité limitée sur la localisation de leurs marchandises en transit. Les solutions de tracking par GPS/GSM, les plateformes de gestion des transporteurs et les systèmes TMS (Transport Management System) adaptés aux contextes de connectivité limitée (fonctionnement offline, synchronisation différée) représentent des opportunités pour les éditeurs logiciels marocains et les intégrateurs de solutions logistiques ; (5) Financement du transport et assurance des marchandises — le financement du transport (avances sur fret, crédits documentaires) et l’assurance des marchandises (couverture des risques de vol, d’avarie, de retard) sont souvent des obstacles pour les PME africaines qui exportent. Des solutions de financement innovantes (financement de la chaîne d’approvisionnement, plateformes de factoring) et des produits d’assurance adaptés aux réalités africaines (couverture des risques politiques, des aléas climatiques) constituent des opportunités pour les institutions financières et les assureurs qui accompagnent les flux logistiques africains.

Comment les technologies numériques transforment-elles la logistique au Maroc ?

La transformation numérique de la logistique marocaine s’accélère sur plusieurs fronts : (1) Adoption des WMS et TMS par les opérateurs marocains — les entrepôts des zones logistiques marocaines modernes (Zenata, Tanger Logistics) adoptent progressivement des WMS (Warehouse Management Systems) et des TMS (Transport Management Systems) qui optimisent les opérations et améliorent la traçabilité des flux. Des éditeurs internationaux (Manhattan Associates, Blue Yonder, Generix) et des intégrateurs locaux proposent des solutions adaptées aux réalités marocaines. L’interopérabilité entre WMS et TMS (communication automatique des informations d’expédition, mise à jour en temps réel des stocks) est le niveau de maturité que visent les opérateurs les plus avancés ; (2) Digitalisation du transport routier — des plateformes numériques de mise en relation chargeurs-transporteurs (bourses de fret en ligne) se développent au Maroc, promettant de réduire les retours à vide (estimés à 30-40 % sur certains axes) et d’améliorer la transparence tarifaire. Ces plateformes, inspirées des succès européens (Timocom, Transporeon) et des startups africaines (Kobo360, Lori Systems), peinent encore à convaincre les petits transporteurs marocains réticents à digitaliser leurs pratiques ; (3) Traçabilité et blockchain logistique — la blockchain est expérimentée dans les supply chains marocaines, notamment pour la traçabilité des produits agroalimentaires exportés vers l’Europe (exigences de traçabilité des cahiers des charges de la grande distribution européenne) et pour la sécurisation des documents logistiques (connaissements maritimes électroniques, certificats d’origine). Ces applications restent encore marginales mais témoignent d’un intérêt croissant pour les technologies de traçabilité immuable ; (4) Intelligence artificielle dans la planification logistique — les outils d’IA pour la prévision de la demande, l’optimisation des stocks et le routage des livraisons commencent à être adoptés par les grandes entreprises marocaines de distribution. La NARSA utilise des algorithmes d’analyse de données pour identifier les zones accidentogènes ; des opérateurs comme Marjane ou Label Vie optimisent leurs réapprovisionnements avec des algorithmes de machine learning. Cette adoption reste encore limitée aux grandes entreprises — les PME marocaines n’ont pas encore les compétences ni les données nécessaires pour en bénéficier ; (5) E-commerce et logistique du dernier kilomètre — l’essor du e-commerce marocain (Jumia, Glovo, les sites de vente en ligne des grandes enseignes) crée une demande forte pour des solutions de livraison du dernier kilomètre rapides, fiables et peu coûteuses. Des startups marocaines de la logtech (Yabi, ClickDeli) développent des solutions innovantes — livraison à vélo électrique en centre-ville, consignes automatiques dans les épiceries de quartier, point relais dans les hammams et salons de coiffure. Ces innovations répondent aux spécificités du marché marocain (adresses difficiles à géolocaliser, paiement à la livraison dominant, entrepôts urbains limités).

Quel est le rôle du transitaire dans la supply chain internationale marocaine ?

Le rôle du transitaire dans les échanges commerciaux internationaux du Maroc : (1) Définition et missions du transitaire — le transitaire (freight forwarder) est l’intermédiaire spécialisé qui organise le transport international des marchandises pour le compte des exportateurs et importateurs marocains. Ses missions vont de la simple organisation du transport (réservation de fret maritime, aérien ou routier) jusqu’à la prise en charge complète de la supply chain internationale : dédouanement à l’importation et à l’exportation, gestion documentaire (connaissements, certificats d’origine, licences d’import-export), assurance des marchandises, entreposage transitoire, distribution finale. Les transitaires marocains membres de la FNAVM (Fédération Nationale des Agents et Commissionnaires en Marchandises) opèrent sous un cadre réglementaire définissant leurs obligations professionnelles ; (2) Transitaire au Maroc — spécificités douanières — le Maroc dispose d’un cadre douanier relativement complexe pour les importations — droits de douane variables selon les origines et les accords de libre-échange (taux zéro pour les produits de l’UE sous l’accord d’association, taux préférentiels pour les produits américains sous l’ALE USA-Maroc, etc.), TVA à l’importation, taxes parafiscales sectorielles. Le transitaire marocain maîtrise ces subtilités et optimise les régimes douaniers applicables aux marchandises de ses clients — un savoir-faire qui représente une valeur économique significative pour les importateurs ; (3) Digitalisation du transit au Maroc — PORTNET et BADR — le Maroc a développé des plateformes numériques pour dématérialiser les procédures douanières et portuaires. PORTNET est le guichet unique du commerce extérieur marocain — il centralise les autorisations, les documents douaniers et les informations de transit en un seul portail. BADR (Base Automatisée des Douanes en Réseau) est le système informatique de la Douane marocaine, permettant les déclarations dématérialisées et le dédouanement électronique. Ces outils réduisent les délais de transit, diminuent les coûts administratifs et améliorent la traçabilité des flux — des avantages que les transitaires marocains valorisent auprès de leurs clients exportateurs et importateurs ; (4) Incoterms et responsabilités dans les échanges internationaux — les Incoterms (International Commercial Terms) de la CCI (Chambre de Commerce Internationale) définissent la répartition des responsabilités, des risques et des coûts entre vendeur et acheteur dans les échanges internationaux. Les Incoterms les plus utilisés dans les échanges du Maroc sont le FOB (Free on Board — Casablanca ou Tanger), le CIF (Cost, Insurance and Freight — pour les importations depuis l’Asie) et le DDP (Delivered Duty Paid — pour les livraisons en porte-à-porte). La maîtrise des Incoterms est une compétence clé du transitaire marocain, qui conseille ses clients sur le choix le plus favorable selon leur profil de risque et leur capacité de négociation avec les transporteurs ; (5) Évolutions du métier de transitaire — le métier de transitaire évolue sous l’effet de la digitalisation (automatisation des déclarations douanières, booking en ligne du fret maritime) et de la désintermédiation partielle (grandes entreprises qui gèrent en direct leurs relations avec les compagnies maritimes). Pour rester compétitifs, les transitaires marocains doivent monter en valeur ajoutée : offrir des services de conseil supply chain, développer des spécialisations (transports de marchandises dangereuses, fret pharmaceutique, logistique de projets industriels), et intégrer des outils numériques de visibilité et de pilotage que leurs clients apprécient de plus en plus.

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